Serge Bimpage
    Accueil arrow Mon Blog
Menu
Accueil
Biographie
Oeuvres
La critique
Mon Blog
Mes notes de lecture
Rencontres
Liens
Rechercher
Plan du site
Contact
Syndication




Lecture Convertir en PDF
Écrit par Serge Bimpage   
16-02-2011

moi.jpgMercredi 16 février La Galerie m'invite à lire un peu de mon Voyage inachevé, roman à paraitre prochainement aux éditions de L'Aire.
Je vous y convie à mon tour, c'est à 19h, 13 rue de l'Industrie aux Grottes.
Au plaisir de nous retrouver!

 

 
7 février: Jean-Michel Olivier Convertir en PDF
Écrit par Serge Bimpage   
31-01-2011
Du nouveau à la Compagnie des Mots ! Pour offrir un plus vaste espace aux passionnés de littérature romande, la Compagnie recevra désormais ses auteurs au restaurant de la Mère Royaume, 4 Place Simon-Goulart (parking à la gare Cornavin), Genève.

Prochain rendez-vous à ne pas manquer : lundi 7 février, de 18h à 20h, nous accueillerons Jean-Michel Olivier, prix Interallié 2010 pour son roman L’amour nègre.

Animation : Serge Bimpage

Avec la participation de Stéphanie Pahud, Maître assistante UNIL, Maryvonne Gognalons-Nicolet, docteur es lettres et de Pierre Cohannier, comédien  Bar, possibilité de se restaurer après. En prétendant le sauver de sa condition, une star internationale adopte un jeune Africain pour l’emmener à Hollywood. Le prix à payer sera terrible… Jean-Michel Olivier jette un pavé dans la mare de la société du spectacle.

Renseignements : www.lacompagniedesmots.ch ou 0041 78 680 49 53



ADRESSE CONTACT DE SERGE BIMPAGE Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

 
Dunant-Moynier : combat fratricide pour l’humanitaire Convertir en PDF
Écrit par Serge Bimpage   
02-10-2010

De son vivant Moynier connut la gloire, avant d’être oublié par l’histoire. Dunant fut exilé et oublié toute sa vie, avant de recevoir le Nobel. Retour, côté jardin, sur l’épopée de la Croix-Rouge.

Afin de commémorer le centenaire de la mort de Henry Dunant et de Gustave Moynier, deux petits livres viennent de paraître aux éditions Slatkine. Tous deux frappés du même enthousiasme et… du même embarras envers les fondateurs du CICR. Chacun de ces hommes est marqué d’un destin hors du commun. Même si l’histoire ne les a pas équitablement retenus (Dunant fut mondialement connu après avoir reçu le Nobel tandis que Moynier tombait dans l’oubli), leur trajectoire est aussi emblématique qu’exemplaire.
De prime abord, rien ne les prédisposait à embrasser une carrière au service des autres. Encore moins à devenir les fondateurs de la plus importante institution humanitaire du monde. Soucieux de réussir là où son ascendance paternelle avait échoué, Dunant n’avait d’abord songé qu’aux affaires. Empruntant de l’argent à quelques nantis genevois, il avait monté une entreprise en Algérie. Or, comme il ne parvenait pas à obtenir les autorisations d’exploitation de la part des hauts fonctionnaires de la colonie française, il se décida d’aller les demander directement à Napoléon III… sur le champ de bataille contre les Autrichiens. La suite, on la connaît. Il ne rencontrera pas l’Empereur. Mais le spectacle des 40'000 agonisants précipita sa conversion. Son best-seller Solférino le transporta sur des ailes humanitaires.
Moynier ? Lui aussi était fils de commerçant, sauf que son père, lui, avait réussi. Pas politiquement mais au moins financièrement. De sorte qu’après ses études de droit, le jeune Gustave n’avait aucunement besoin de gagner sa vie. C’est pourtant vers la philanthropie qu’il se tourna, devenant membre de la Société d’utilité publique pour en devenir président, rejoignant Dunant pour fonder la Croix-Rouge puis, initiant la fondation de l’Institut de droit international de Gand.
Dans les deux cas, les trajectoires sont passionnantes. En particulier, elles montrent tout l’impact du milieu protestant, de son éthique, sur les deux personnages qui renoncent aux affaires au profit de l’altruisme. En conséquence, qu’est-ce qui, diable, peut entraîner autant d’embarras chez les biographes ? C’est pour commencer le mystère entourant les deux hommes quant à leur vie affective et privée. Cela ne tient pas seulement à la rareté des sources, mais bien à leurs personnalités. Tout se passe comme si elles s’étaient employées à ne rien laisser percer d’eux-mêmes, au point qu’il se trouve des historiens pour émettre l’hypothèse de l’homosexualité de Henry Dunant. Ensuite, la rivalité entre les deux hommes de caractère si opposé – et qui faillit faire capoter le projet Croix-Rouge – suscite le malaise aujourd’hui encore au sein de l’institution. Dunant, qui s’exila de Genève après avoir fondé la Croix-Rouge et essuyé une faillite retentissante, a-t-il été victime de son idéalisme et de son inconsistance, ou au contraire de la jalousie de Moynier qui mit tout en œuvre pour l’expulser ? L’ambition, enfin, mêlée d’ambivalence et de contradictions profondes chez les deux personnalités en regard de leurs prétentions humanitaires, laisse songeur. En se mettant au service de Léopold II, Moynier, sous couleur de « mission civilisatrice », cautionna et se fit même le propagandiste d’une entreprise coloniale d’une exploitation et d’une brutalité rares. Quant à Dunant, son désir de puissance, son besoin de reconnaissance qui le firent changer le modeste « i » de son prénom en « y » plus chic, cultiver les armoiries maternelles Colladon ou rédiger un livre à la gloire de Napoléon pour parvenir à ses fins, le conduisirent à une relation maladivement narcissique à l’œuvre humanitaire.
Autant d’éléments qui contribuent à détruire les icônes et c’est tant mieux. Les plus grands hommes ne seront faits jamais que de chair et d’os. Une belle leçon pédagogique, qui laisse ouverte une possibilité d’identification à la jeunesse ! Dunant, certes, a souffert toute sa vie (jusqu’à ce qu’un jeune journaliste le retrouve à l’hôpital de Heiden) de ce que le monde l’avait oublié. Moynier, de son côté, ne s’est jamais remis de ce que son rival reçût le prix Nobel tandis qu’il présida tant d’années aux destinées du CICR. Reste que l’Oeuvre est là. Image concrète, intangible, inamovible de ce qu’avec l’aide de Dieu, l’homme, au-delà de ses contradictions, est capable. C’est tout le mérite, dans ces deux petits livres, de nous montrer comment deux frères ennemis ont fait faire un grand pas à l’humanité. Rédigés par deux autorités en la matière : Roger Durand n’est autre que le fondateur et président de la Société Henry Dunant et François Bugnion fut directeur du Droit international et de la coopération au CICR.

Serge Bimpage


Une exposition à ne pas manquer
« Henry Dunant + Gustave Moynier : un combat ». Au Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Jusqu’au 23 janvier 2011.

Deux ouvrages de référence d’auteurs genevois parus depuis 2000
"Henry Dunant, La croix d’un homme". Par Corinne Chaponnière, éditions Perrin.
"Moi, Henry Dunant, j’ai rêvé le monde". Par Serge Bimpage. Editions Albin Michel. Prix 2003 de la Société littéraire de Genève.

 
Le fils Gandur Convertir en PDF
Écrit par Serge Bimpage   
12-03-2010
gandur.jpgJe viens dire ici que le don de CHF 20 millions de M. Jean-Claude Gandur au Musée d’art et d’histoire de Genève est celui d’un homme remarquable. Comme le fut son père. Je l’ai bien connu, il était mon médecin de famille à Gryon, à la montagne. Tout le monde disait qu’il était « son » médecin. Il se déplaçait, comme on ne le fait plus de nos jours. Vous ouvriez la porte et c’est peu dire qu’à la seule rencontre de cet homme simple, aux yeux ardents et au cœur irradiant – il ressemblait singulièrement à Gandhi – vous étiez guéri. Il émanait de lui une rare sagesse, orientale, rayonnante. Etranger, il n’avait pas droit à l’installation. C’est pourquoi il pratiquait en montagne, son permis de pratiquer renouvelé de cinq ans en cinq ans. Infatigablement, par n’importe quel temps, il visitait ses patients jusqu’aux chalets les plus inaccessibles. Décédé voici quelques années, l’humble docteur Gandur était l’une des figures les plus maquantes de la région. Je suis certain que comme moi, toute personne qui passe devant son chalet vide où demeure sa plaque, a le cœur serré. On évoquait son fils qu’on ne connaissait pas. Il paraissait qu’il avait fait des études. Qu’il s’était lancé dans le pétrole. Qu’il avait réussi comme personne. Je viens dire ici que la réussite du « fils Gandur » fait honneur à son père : il ne la doit qu’à lui-même, à sa noble intelligence et à sa grandeur d’âme. Le don qu’il fait au Musée va bien au-delà de l’argent. Il signe le souci d’un homme cherchant, au cœur de la culture, à tisser un lien ferme et dépourvu de stratégie entre l’Orient et l’Occident. Il revêt un sens profond non seulement pour son donateur mais pour l’esprit même de Genève, ville de paix.
 
Marc Bonnant met le feu à la Comédie Convertir en PDF
Écrit par Serge Bimpage   
03-11-2009

marc_bonnant.jpgSoirée exceptionnelle et, qui sait, peut-être historique, lundi soir, à la Comédie ! Exceptionnelle parce que c’est avec  gourmandise, comme l’annonçait Anne Bisang, que la star du barreau genevois Marc Bonnant a relevé le défi  de « défendre l’indéfendable » Roberto Zucco.  Une salle archi comble est venue goûter la prouesse. L’avocat n’a pas démérité. Armé d’une rhétorique qui fait sa légende, le magistrat - qui aime à dire avoir rêvé d’un destin pour ne trouver qu’une carrière, ou avoir souhaité devenir écrivain mais renoncé par amour pour la littérature - seul sur scène, a littéralement soulevé son auditoire.
Il fallait être fou ou génial pour se lancer dans pareille plaidoirie imaginaire, sur cette pièce imaginée par Bernard-Marie Koltès (jouée jusqu’au 8 novembre à la Comédie) où le héro Roberto Zucco assassine froidement son père, sa mère, un enfant et un commissaire de police. Pour y parvenir : se méfier de la vérité. « Défendre, c’est inventer. La vérité est un piège à couillon, a proclamé le magistrat. L’avocat, tout au plus, essaye d’extirper ce qu’il croit juste. » Or, comment s’y prendre quand son « client » a choisi de surcroît de n’être personne, de demeurer muet et invisible ? Eh bien, commencer par le faire vivre…
Suspendu aux lèvres du ténor, le public opinait quand l’orateur rappelait comme tous les dossiers de justice sont impuissants à faire vivre un homme. « Le procès pénal est avant tout une narration , Zucco ne serait rien avant que d’être défendu tant il est vrai que les gens n’existent que par le « dit ». Pour cela, il faut du style, un sens littéraire. » Et le même public d’applaudir en un silence médusé quand le maître passait en revue les vaines expertises et variantes de prétoire pour juger un gamin dont la posture est d’être « hors du monde ».
Tour à tour, toutes les pirouettes et tous les artifices de l’appareil judiciaire volent en éclat devant ce client hors du commun qui les bat en brèche. Et qui finit par disparaître sans que l’avocat, fasciné par sa propre logorrhée, s’en aperçoive. On lui tend un billet. Roberto Zucco a décidé de se faire justice lui-même. Le montage est habile en ce que, insensiblement, le morceau de bravoure de Marc Bonnant se métamorphose en leçon d’humilité. Pour toucher à l’essence  commune à la littérature et à la justice (« Un procès, c’est une histoire de mots, les faits sont indifférents») : l’exercice de l’intelligence, qui suppose le deuil des certitudes.
Le moment était sans nul doute historique. Dans la mesure où le jury populaire est appelé à disparaître, et sa capacité d’entendre, sinon de comprendre, le bruissement de la vie dans une plaidoirie, les ténors de la trempe de Bonnant aussi, sont appelés à disparaître hélas. Chose d’autant plus regrettable, comme le maître s’est plus à le rappeler, que « les églises étaient pleines du temps où la messe était dite en latin. »

 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 Suivante > Fin >>

Résultats 6 - 10 sur 21
design by 216-Grafx

© 2012 Serge Bimpage
Joomla! est un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.
JoomSEF SEO by Artio.