Serge Bimpage
    Accueil arrow Mon Blog arrow Suisse-Libye : du flirt à la scène de ménage
Menu
Accueil
Biographie
Oeuvres
La critique
Mon Blog
Mes notes de lecture
Rencontres
Liens
Rechercher
Plan du site
Contact
Syndication


Suisse-Libye : du flirt à la scène de ménage Convertir en PDF
Écrit par Serge Bimpage   
24-09-2009

kadhafi.jpgLe feuilleton de l’été kadhafien qui s’achève (vraiment ?) pose quelques questions. Graves, me semble-t-il. Une parmi d’autres : quel lien, quelles contraintes y-a-t-il, découlant d’une autre histoire d’enlèvement de deux autres otages suisses. Deux délégués du CICR, en 1989, libérés par l’intervention d’un certain colonel Kadhafi ? Singulièrement, les médias n’ont pas évoqué ce triste épisode. Il n’est pourtant pas sans incidence dans les relations actuelles entre la Suisse et la Libye.

Un peu de mémoire, que diable. Le pays entier s’était ému de l’enlèvement de Emmanuel Christen et Elio Erriquez, dans le Sud-Liban. Passons sur les raisons de ce rapt, trop délicates à évoquer. Retenons qu’alors les deux délégués Croix-Rouge n’avaient été libérés, après moult et pénibles tractations, que neuf mois plus tard contre une rançon de 5 millions. Qu’est-ce qu’on avait polémiqué autour de cette rançon, jusqu’à ce qu’on apprenne qu’une partie importante de cette somme avait été versée par Kadhafi ! Officiellement, il avait cassé sa tirelire pour prouver son attachement au CICR. Officieusement, il avait d’autres motifs de se faire bien voir par la Suisse : depuis longtemps, les pétroliers lybiens cherchaient à mettre la main sur Gatoil Suisse SA, ses 300 stations d’essence et la raffinerie de Collombey. Plusieurs pays étaient d’ailleurs sur les rangs. Trois mois avant la libération des otages, c’est à la Libye que le marché avait été attribué.

Apparemment, la tractation ne mangeait pas de pain. Obtenir à la fois le payement, la libération des otages tout en trouvant un accord d’approvisionnement avec un pays producteur de pétrole, chapeau ! Hormis quelques empêcheurs de tourner en rond, tel le journaliste d’investigation Roger de Diesbach (Presse futile, presse inutile, Slatkine), ce flirt avec la Libye avait vite été oublié. Sauf que le temps n’oublie rien. Les mauvaises fréquentations vous tiennent par la peau des fesses. Toujours. Vingt ans après, la scène de ménage de cet été met dans l’embarras toute la famille diplomatique. Vingt ans de déculottée.

 
< Précédent   Suivant >
design by 216-Grafx

© 2010 Serge Bimpage
Joomla! est un logiciel libre distribué sous licence GNU/GPL.
JoomSEF SEO by Artio.