7. BILAN PERSONNEL
 
Ce travail de maturité m’a beaucoup apporté. D’abord parce que c’était la première fois que je me lançais dans un travail de cette envergure et il me sera sans doute toujours utile de savoir travailler sur le long terme. J’ai essayé de rester constant dans le travail pour pouvoir le développer, l’approfondir. Ensuite, la profession de journaliste m’intéresse beaucoup et je me suis rendu compte aujourd’hui de toutes les difficultés auxquelles elle est confrontée. Tant au niveau de la quantité de travail qu’au niveau de ses conditions. J’y réfléchirai donc à deux fois avant de tenter carrière dans ce domaine.

Grâce à ce travail, j’ai pénétré un univers des médias qui m’était jusqu’alors inconnu. Je ne voyais qu’un côté de la médaille : celui du lecteur. Mes connaissances des journaux se sont beaucoup étoffées. Je lis toujours mon journal quotidien au réveil mais avec un autre regard.

Je dois avouer que je suis déçu de l’état de la presse payante dans le monde, notamment en Suisse. Je l’imaginais libre, juste, impartiale voire objective et l’analyse des journaux que m’a amené à faire ce travail m’a ouvert les yeux.

J’ai aimé, à la façon d’un reporter, réaliser des interviews, un peu comme si je me frottais déjà à la profession. J’ai appris beaucoup de choses en dehors des livres, situation nouvelle pour moi. J’ai rencontré des personnalités très différentes parmi les journalistes. Ils m’ont livré parfois des points de vue opposés et m’ont permis de donner une profondeur à mon travail.

La difficulté de ce dernier a surtout consisté dans le fait qu’aucun livre récent sur le sujet n’existe jusqu’à présent. N’ayant moi–même pas les connaissances nécessaires pour véritablement m’exprimer sur le sujet, j’ai ainsi dû mener une véritable enquête pour trouver des articles intéressants. Mais finalement cet obstacle s’est transformé en richesse.

En revanche, je suis un peu déçu d’apprendre, au moment même où je rédige ce bilan, que deux ouvrages viennent de paraître sur le même sujet : « Les médias en Suisse   »(33) et « Presse futile, presse inutile »(34). Je ne pourrai la consulter qu’une fois ce travail de maturité rendu et ne vais malheureusement pas pouvoir m’en servir.

Mais si le travail de maturité est terminé, mon intérêt pour les médias n’a fait que grandir et même si je ne travaille pas dans ce domaine, je serai toujours intéressé par l’information et ses dessous.

 

(33) Publication du CRFJ (centre romand de formation des journalistes)

(34) Par Roger de Diesbach, aux éditions Slatkine