1. INTRODUCTION
 
J’ai choisi comme sujet de travail de maturité l’avenir de la presse en Suisse romande pour plusieurs raisons. D’abord, parce qu’il était nécessaire pour moi de traiter un thème qui m’intéresse et avec lequel je sois en contact quotidiennement. C’est justement le cas des journaux. En effet, mon père étant journaliste, j’ai toujours été proche des médias. Depuis mon plus jeune âge, mes parents sont abonnés à la Tribune de Genève. J’ai commencé par m’y intéresser au travers du cahier Sports. Finalement, la lecture matinale et quotidienne du journal dans son entier est devenue une sorte de rituel avant de partir à l’école. Ensuite, j’ai constaté une évolution du journal. La quantité de publicité de plus en plus excessive, la diminution de la pagination et l’apparition de nouvelles rubriques dites « people » m’ont laissé perplexe. Le journal me paraissait perdre quelque peu en qualité et je pensais dès lors orienter mon travail sur l’analyse de ce cas précis.

Puis, par hasard, je suis tombé sur un article traitant des problèmes des journaux payants en Suisse romande. Après avoir mené une première recherche sur internet, j’ai compris que la presse romande traversait une véritable crise. Crise qui ne se limitait pas à la Suisse romande mais qui touchait tous les quotidiens occidentaux – ou presque. J’ai donc approfondi mes recherches et, notamment grâce aux articles ciblés d’Ignacio Ramonet, directeur de la rédaction du Monde Diplomatique, j’ai pu esquisser mon plan de travail.

Le but de mon travail consiste ainsi à envisager l’avenir des journaux en Suisse romande et de définir le rôle du public jeune dans cette perspective, à partir de l’hypothèse que ce dernier représente un facteur clé. Ce sont notamment les interviews que j’ai réalisées qui m’ont aidé à définir les grandes lignes du sujet. Grâce à celles–ci, j’ai vite pu me rendre compte de la situation dans laquelle la presse se trouve aujourd’hui.

Une sorte de puzzle se mettait petit à petit en place à travers les recherches que j’ai effectuées. Une interview complétait l’autre et finalement j’ai pu structurer mon travail de manière précise. En effet, un problème a toujours une ou plusieurs causes – que j’allais découvrir – et des solutions. Mon travail se compose ainsi de quatre grands axes. Le premier analyse la situation de la presse dans les pays occidentaux et en Suisse romande. Le deuxième énonce les raisons qui ont plongé la presse dans la crise. La troisième partie du travail étudie les conséquences tant économiques que qualitatives de la crise.

Enfin, je me suis demandé quel était l’impact du public jeune dans cette problématique. C’est la quatrième partie de ma recherche. Les personnes interviewées m’ayant précisé les attentes et espoirs de certains patrons de presse, j’ai eu envie de confronter celles–ci à la réalité du sondage. Ce dernier a été réalisé sous forme de questionnaire distribué à 100 jeunes de 15 à 19 ans du collège Claparède.